Publié le 12 mars 2024

Visiter le MNBAQ est bien plus qu’une simple promenade : c’est une occasion unique de déchiffrer l’âme du Québec à travers son art et son architecture.

  • L’architecture des 4 pavillons, de 1933 à 2016, raconte 90 ans d’histoire et de vision québécoise.
  • Les collections ne sont pas des objets isolés, mais les chapitres d’un récit identitaire complexe, plein de tensions et d’affirmations.

Recommandation : Abordez votre visite non pas comme un marathon des incontournables, mais comme une conversation intime avec le passé et le présent du Québec.

Vous prévoyez une visite au Musée national des beaux-arts du Québec ? L’image classique est celle d’une déambulation, parfois un peu perdue, au milieu de salles remplies de trésors. On suit le flot, on s’arrête devant les œuvres les plus connues, on prend quelques photos. Beaucoup de guides se contentent de lister les « incontournables » ou de s’émerveiller devant le spectaculaire pavillon Pierre Lassonde, ce grand cube de verre posé sur les plaines d’Abraham. Ces approches, bien que utiles, manquent souvent l’essentiel.

Car le MNBAQ n’est pas qu’une simple galerie. C’est une machine à remonter le temps, un livre ouvert sur les convulsions, les rêves et les affirmations de l’identité québécoise. Et si la clé pour une visite véritablement mémorable n’était pas de tout voir, mais de savoir *comment* regarder ? Si, au lieu de collectionner des images, on apprenait à lire le dialogue constant entre l’architecture, les collections et l’histoire ? C’est la perspective que nous vous proposons : aborder le musée non pas comme un contenant, mais comme un récit.

Cet article vous offre un fil conducteur. Nous allons dépasser la simple admiration pour décoder le sens caché derrière les chefs-d’œuvre, comprendre la signification du dialogue architectural entre les quatre pavillons, et explorer des parcours alternatifs qui révèlent les tensions créatrices de l’art québécois. Préparez-vous à transformer votre visite en une expérience profonde, où chaque salle et chaque œuvre vous raconteront une facette de l’histoire du Québec.

Pour vous guider dans cette exploration unique, cet article est structuré pour vous donner les clés de lecture essentielles. Découvrez le parcours que nous vous proposons pour transformer votre visite en une véritable immersion culturelle.

Les 5 chefs-d’œuvre du MNBAQ que vous devez absolument voir (et comprendre)

Plutôt qu’une simple liste d’œuvres célèbres, considérez ce parcours comme une traversée en cinq étapes du récit identitaire québécois. Chaque œuvre est un jalon qui marque une évolution, une affirmation ou une rupture. En les regardant dans cet ordre, vous ne verrez plus des tableaux, mais les chapitres d’une histoire complexe et fascinante qui se déploie sous vos yeux.

  1. L’Apothéose de Christophe Colomb de Napoléon Bourassa (1912) : Cette œuvre monumentale symbolise l’ambition de la culture canadienne-française de s’inscrire dans la grande histoire occidentale, une affirmation face à la domination culturelle et politique britannique de l’époque.
  2. Les tableaux de Cornelius Krieghoff : Souvent perçues comme des scènes pittoresques, ses peintures représentent le regard d’un étranger qui a contribué à « folkloriser » et à figer une certaine image du Québec rural. C’est une étape cruciale pour comprendre comment le Québec a été perçu de l’extérieur.
  3. Les œuvres de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté : Ici naît un regard proprement québécois sur son propre territoire. L’artiste ne peint plus un folklore pour les autres, mais la lumière, la neige et les saisons comme une expérience vécue, jetant les bases d’une iconographie nationale.
  4. Les toiles du mouvement Automatiste (Refus Global, 1948) : C’est la grande rupture. Avec des artistes comme Jean-Paul Riopelle, le Québec artistique s’arrache au conservatisme religieux et à l’isolement pour s’ouvrir de plain-pied à la modernité internationale. C’est un cri de liberté qui annonce la Révolution tranquille.
  5. Une œuvre contemporaine du pavillon Lassonde : Terminez votre parcours ici. Choisissez une œuvre qui vous interpelle et demandez-vous comment elle dialogue, questionne ou prolonge ces héritages identitaires multiples. Elle représente le Québec d’aujourd’hui, globalisé, fragmenté et en constante redéfinition.

Ce parcours n’est pas exhaustif, mais il offre une grille de lecture puissante. Chaque œuvre devient un point d’ancrage pour comprendre les forces qui ont façonné le Québec moderne. Votre regard se fait plus actif, plus critique, et la visite devient une enquête passionnante sur l’identité d’une nation.

Le grand cube de verre : pourquoi le pavillon Lassonde est bien plus qu’un simple bâtiment

Inauguré en 2016, le pavillon Pierre Lassonde est souvent la porte d’entrée et l’image la plus médiatisée du MNBAQ. Mais le réduire à un simple geste architectural audacieux serait une erreur. Il s’agit en réalité d’une pièce maîtresse dans un dialogue architectural qui s’étend sur près d’un siècle. Sa transparence n’est pas qu’esthétique ; elle est conceptuelle. Le pavillon force le musée à s’ouvrir sur la ville, sur la Grande Allée et, surtout, sur les plaines d’Abraham, lieu de mémoire fondateur et complexe.

Vue architecturale du pavillon Lassonde transparent s'intégrant aux Plaines d'Abraham

Ce geste connecte l’art contemporain au site même de la Conquête, créant une tension visuelle et historique fascinante. À l’intérieur, l’escalier monumental n’est pas qu’un moyen de circulation ; c’est une promenade qui offre des points de vue changeants sur l’église Saint-Dominique voisine et le parc. Le pavillon Lassonde ne se contente pas d’exposer de l’art : il met en scène le rapport du Québec à son présent, à son histoire et à son environnement urbain. Il est le point final (provisoire) d’un ensemble qui, au total, abrite un trésor national. En effet, le complexe muséal actuel du MNBAQ comprend plus de 42 000 œuvres, réparties dans quatre pavillons interconnectés qui représentent chacun une époque différente.

En visitant le Lassonde, ne vous contentez pas d’admirer les œuvres. Prenez le temps de regarder à travers ses parois de verre. Observez comment la ville entre dans le musée et comment le musée se projette dans la ville. C’est là que réside la véritable intelligence de ce bâtiment : il est un pont, une interface, une conversation permanente entre l’art, l’histoire et la vie citadine.

L’art venu du froid : l’incroyable histoire de la collection d’art inuit du MNBAQ

Nichée au cœur du musée, la collection d’art inuit Brousseau est bien plus qu’une simple galerie d’art « autochtone ». C’est le fruit d’une passion dévorante et d’une histoire profondément humaine, celle du collectionneur Raymond Brousseau. Pendant plus de cinquante ans, il a rassemblé méthodiquement ces trésors avant d’en faire don au Musée en 2005. Cette collection, avec ses 2 635 pièces, est aujourd’hui la quatrième plus importante collection d’art inuit au Canada, témoignant d’une fascination singulière du Québec francophone pour les cultures du Grand Nord.

Les œuvres elles-mêmes sont d’une puissance évocatrice rare. Elles ne sont pas de simples représentations ; elles sont des expressions de la géographie symbolique de l’Arctique. Les sculptures en stéatite, en os ou en ivoire incarnent les liens spirituels et vitaux entre les Inuits, la faune et un territoire à la fois nourricier et impitoyable. Elles racontent l’importance de la communauté, de la transmission et des savoirs ancestraux qui ont permis la survie dans des conditions extrêmes.

Sculptures inuites en stéatite et ivoire baignées de lumière naturelle dans la salle Ilippunga

L’histoire de la collection est aussi une histoire d’amitié, comme celle qui liait Raymond Brousseau à l’artiste Manasie Akpaliapik, qu’il considérait comme le plus grand sculpteur inuit. Une étude du gouvernement du Québec révèle que les liens qui unissaient le collectionneur et l’artiste remontent à 40 ans et sont empreints d’un respect mutuel profond. Cette relation personnelle illustre comment la collection s’est construite non pas par de froides transactions, mais par des échanges humains et une admiration sincère. En parcourant cette salle, on ne fait pas que découvrir un art, on touche à une part essentielle de l’âme du Nord et à la rencontre entre deux cultures.

La visite marathon, le flash dans les yeux : les erreurs de débutant qui peuvent gâcher votre visite au musée

Le syndrome du « musée au pas de course » est la meilleure façon de passer à côté de l’essentiel. Vouloir tout voir en quelques heures mène à une saturation visuelle où plus rien ne retient l’attention. Une visite réussie au MNBAQ n’est pas une question de quantité, mais de qualité d’attention. Sortir du musée avec le sentiment d’avoir réellement appris et ressenti quelque chose demande une approche stratégique, à l’opposé des réflexes touristiques habituels.

Les erreurs les plus communes sont souvent contre-intuitives. On pense bien faire en suivant le parcours chronologique, en essayant de voir tous les « chefs-d’œuvre » ou en se fiant uniquement à ses yeux. Or, une expérience enrichie passe par une préparation minimale et des choix délibérés une fois sur place. Par exemple, saviez-vous qu’il est possible d’économiser sur le prix d’entrée ? En effet, vous pouvez réaliser une économie de 3 $ sur chaque billet acheté en ligne, un petit avantage qui incite à planifier. Pour éviter les pièges classiques et maximiser votre temps, voici un plan d’action concret.

Votre plan de match pour une visite réussie au MNBAQ

  1. Sentez le lieu avant d’entrer : Commencez par 15 minutes de marche sur les Plaines d’Abraham. S’imprégner de ce lieu historique change radicalement la perception du musée et de ses collections.
  2. Cassez la chronologie : Évitez le parcours par défaut. Commencez par le pavillon Lassonde (art contemporain) pour un choc visuel et temporel, puis remontez le temps. Cela crée un contraste stimulant.
  3. Adoptez le « slow looking » : La règle d’or. Choisissez UNE seule salle ou même une seule œuvre qui vous intrigue et passez-y 20 à 30 minutes. Regardez, lisez le cartel, cherchez les détails. C’est plus marquant que de voir 50 œuvres en courant.
  4. Profitez des savoirs partagés : Le billet d’entrée inclut l’accès aux visites guidées gratuites, offertes à heures fixes. Un médiateur vous donnera des clés de lecture que vous ne trouverez jamais seul.
  5. Préparez votre technologie : Téléchargez l’application et l’audioguide gratuit du musée sur votre téléphone *avant* de partir. Vous économiserez sur la location de l’appareil et aurez le contenu à portée de main.

En adoptant ces quelques réflexes, vous passerez du statut de simple visiteur à celui d’explorateur actif. Votre visite gagnera en profondeur, en sens et en plaisir, loin de la fatigue et de la confusion d’une course effrénée.

Amour, politique et paysages : un parcours alternatif pour voir les collections du MNBAQ d’un autre œil

Le parcours chronologique a sa logique, mais il n’est pas le seul possible. Pour une lecture culturelle plus personnelle et souvent plus révélatrice, pourquoi ne pas vous créer votre propre fil conducteur ? En choisissant un thème qui vous est cher, vous transformez votre visite en une chasse au trésor thématique, reliant des œuvres d’époques et de styles différents qui, soudain, se mettent à dialoguer entre elles. C’est un excellent moyen de s’approprier les collections et de voir le musée d’un œil neuf.

L’art québécois est particulièrement riche en thèmes transversaux. Par exemple, le manifeste du Refus Global de 1948 n’est pas qu’un événement artistique ; c’est un séisme politique. Les artistes du mouvement Automatiste, comme Jean Paul Lemieux, Fernand Leduc, Alfred Pellan et Jean-Paul Riopelle, ont utilisé leur art pour rompre avec le conservatisme de la « Grande Noirceur » duplessiste. Leurs œuvres, exposées notamment dans le pavillon Charles-Baillairgé, sont des actes d’émancipation sociale. Voir ces toiles sous l’angle de la rupture politique leur donne une tout autre dimension.

Voici trois propositions de parcours thématiques pour vous inspirer. Armé de votre téléphone pour consulter le plan, lancez-vous dans votre propre exploration :

  • Parcours « Du Terroir à la Métropole » : Suivez l’évolution des représentations du paysage. Commencez par les scènes rurales idéalisées du 19e siècle, puis cherchez les œuvres qui montrent l’émergence de la ville, l’industrialisation, jusqu’à l’urbanité fragmentée et angoissée de certains peintres du 20e siècle.
  • Parcours « Le fleuve Saint-Laurent » : Le fleuve est l’artère vitale du Québec. Sélectionnez 5 à 7 œuvres qui le montrent à différentes époques : voie de communication impériale, lieu de travail pour les débardeurs, symbole identitaire puissant, paysage contemplatif…
  • Parcours « Politique et Manifestes » : Identifiez les œuvres liées à des moments de rupture. De la peinture d’histoire évoquant la Conquête aux toiles abstraites du Refus Global, en passant par l’art engagé des années 1970, retracez comment l’art a servi de véhicule aux débats politiques québécois.

Ces parcours ne sont que des suggestions. L’important est de choisir un angle qui vous parle. Vous découvrirez alors que le musée n’est pas une ligne droite, mais un réseau infini de correspondances.

Les secrets que les murs du Vieux-Québec ne vous diront pas (mais que nous vous racontons)

Une fois votre visite au musée terminée, votre exploration de Québec ne fait que commencer. Mais désormais, vous possédez une nouvelle paire de lunettes. Le MNBAQ agit comme une véritable machine à remonter le temps, vous donnant les clés pour lire l’histoire non seulement dans ses murs, mais aussi dans ceux de la ville elle-même. Les rues du Vieux-Québec, ses places et ses fortifications prennent une nouvelle profondeur lorsque vous pouvez les comparer aux images que vous venez de voir.

Grâce aux collections, vous avez fait un voyage artistique de la Nouvelle-France à nos jours. Les peintures historiques vous ont montré un Québec du 18e ou 19e siècle, avec ses bâtiments, ses modes de vie et son ambiance. En marchant près du Château Frontenac ou dans le Petit Champlain, vous pouvez maintenant superposer mentalement ces visions du passé à la réalité présente. Vous remarquerez des détails architecturaux, des perspectives, des changements que vous n’auriez jamais vus autrement.

De plus, les arts décoratifs et le design exposés au musée vous ont donné un aperçu de l’intérieur des maisons patrimoniales. Vous pouvez mieux imaginer la vie qui s’y déroulait, les tensions entre les influences françaises et britanniques, et la quête d’un style proprement québécois. Chaque porte cochère, chaque fenêtre à guillotine du Vieux-Québec ne sera plus un simple élément de décor, mais un indice sur une histoire sociale et culturelle que le musée vous a aidé à déchiffrer. Le MNBAQ ne se contente pas de conserver le passé ; il le rend vivant et lisible dans la ville d’aujourd’hui.

La Citadelle de Québec, le monastère des Augustines : ces restaurations qui ont sauvé des joyaux

La construction du pavillon Lassonde n’est pas un acte isolé dans le paysage architectural de Québec. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de dialogue entre le patrimoine et la modernité. Pour bien saisir l’audace et la signification du choix fait par le MNBAQ, il est fascinant de le comparer à un autre projet de restauration majeur et quasi contemporain : celui du Monastère des Augustines, ouvert en 2015.

Ces deux projets, bien que proches dans le temps, incarnent deux philosophies de restauration radicalement différentes. Le tableau ci-dessous met en lumière cette opposition, qui reflète deux manières pour le Québec de se réapproprier son passé. D’un côté, une conservation respectueuse qui cherche à intégrer le neuf dans l’ancien ; de l’autre, une confrontation créative qui assume la rupture.

Philosophies de restauration : Conservation vs Confrontation créative
Approche Monastère des Augustines MNBAQ – Pavillon Lassonde
Philosophie Conservation intégrée respectueuse Confrontation créative audacieuse
Méthode Mélange délicat ancien/nouveau Cube de verre ultramoderne annexé aux bâtiments historiques
Ouverture 2015 2016
Impact Préservation de la mémoire religieuse Reconnexion du musée à son époque

Cette comparaison montre que le pavillon Lassonde n’est pas une simple extension. C’est une prise de position. Là où le Monastère a choisi de préserver la quiétude et la mémoire d’un lieu de soin et de recueillement, le MNBAQ a opté pour une collision, un geste fort qui déclare que le musée n’est pas un sanctuaire du passé, mais une institution vivante, ancrée dans les débats et l’esthétique de son temps. Cette « confrontation créative » est en soi une œuvre qui raconte le désir du Québec moderne de dialoguer avec son histoire sans en être prisonnier.

À retenir

  • L’architecture du MNBAQ, avec ses quatre pavillons distincts, est un récit en soi, illustrant l’évolution du Québec sur près d’un siècle.
  • Les collections ne doivent pas être vues comme de simples objets d’art, mais comme les chapitres d’un dialogue sur l’identité, le territoire et la politique.
  • Une visite réussie est une exploration active et choisie (parcours thématique, « slow looking ») plutôt qu’une course passive contre la montre.

Au-delà des vieilles pierres : comment le passé des villes québécoises raconte notre présent

Au terme de ce parcours, il apparaît clairement que le MNBAQ est bien plus qu’un musée des beaux-arts. C’est une institution dont la structure même, physique et intellectuelle, est un miroir de la société québécoise. Chaque décision, de la construction d’un nouveau pavillon au choix d’une thématique d’exposition, est un acte qui interprète le passé et façonne une vision du présent. L’architecture du musée en est la preuve la plus tangible.

En effet, comme le souligne l’historique officiel, la succession des pavillons de 1933 à 2016 illustre quatre époques distinctes du Québec. Le pavillon Gérard-Morisset, néoclassique (1933), incarne l’affirmation d’une culture nationale à l’européenne. Le pavillon Charles-Baillairgé, ancienne prison modernisée (1991), symbolise la réappropriation du patrimoine et la mémoire des « deux solitudes ». Le pavillon central (1991) fait le lien, tandis que le pavillon Pierre Lassonde (2016), ouvert et transparent, projette un Québec contemporain, confiant et tourné vers le monde. Visiter le MNBAQ, c’est donc littéralement marcher à travers l’histoire architecturale et idéologique du Québec.

Cette grille de lecture transforme radicalement l’expérience. Vous n’êtes plus un simple spectateur, mais un détective culturel qui décode les indices laissés par les artistes, les architectes et les conservateurs. Chaque œuvre, chaque couloir, chaque vue sur l’extérieur devient une pièce d’un puzzle plus vaste : celui d’une identité en perpétuelle construction. C’est en cela que le musée accomplit sa mission la plus profonde : non pas seulement conserver le passé, mais donner les outils pour comprendre le présent et imaginer l’avenir.

Maintenant que vous détenez les clés pour une visite riche et signifiante, la prochaine étape vous appartient. Planifiez votre parcours, choisissez votre thème et préparez-vous à voir le MNBAQ et l’histoire du Québec comme vous ne les avez jamais vus.

Rédigé par Jean-Philippe Tremblay, Historien du patrimoine et conférencier, Jean-Philippe Tremblay a plus de 20 ans d'expérience dans la vulgarisation de l'histoire architecturale et sociale du Québec. Il est reconnu pour sa capacité à faire parler les vieilles pierres et à raconter le Québec à travers ses bâtiments.